

Calle de Valverde (La)
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Le roman qui préfigure Le Labyrinthe magique.
C'est lors de son exil mexicain que Max Aub rédige La Calle de Valverde. Le roman se déroule à Madrid en 1926 et 1927, autour d’une modeste rue du centre de la capitale, la rue Valverde. Ce sont deux années centrales dans une période qui a vu s’instaurer une dictature : imposée par le général Primo de Rivera en 1923, elle se prolongera jusqu’en 1930, cédant alors la place à la deuxième République espagnole. La dictature n’est pourtant pas le sujet de ce roman, mais elle est là, en toile de fond. L’auteur a entrepris la rédaction de La Calle de Valverde parallèlement à deux autres romans, qui font partie du cycle romanesque Le Labyrinthe magique, publiés entre 2009 et 2011 par Les Fondeurs de Briques (qui feront l’objet d’une édition de poche à partir de 2026).

Max Aub (1903-1972) est une figure marquante des Lettres espagnoles. Né à Paris, sa famille dut s’exiler en Espagne où il se lia aux artistes espagnols dans les années vingt (Lorca, Picasso, Dali…). Nommé attaché culturel à Paris par la République, il est l’instigateur de l’exposition du Guernica en 1937, lors de l’Exposition universelle. Réfugié en France, il est interné par le gouvernement de Vichy. Il parviendra à rejoindre les exilés espagnols au Mexique en 1942. Il y poursuit son oeuvre littéraire tout en enseignant le cinéma et le théâtre et y travaille avec Luis Buñuel. Romans, nouvelles, poésie, pièces de théâtre, scénarii, articles, aucun champ de l’écriture n’a été laissé vierge par Max Aub. Les Fondeurs de Briques ont entrepris depuis 2007 l’édition d’œuvres inédites de l’auteur, dont ce volume sera le neuvième.
NB : Les prix indiqués sont sujets à changements sans préavis.
